A quoi s’intéressent les entreprises en matière de management et de façons de travailler ?

360 Possibles est un événement unique à destination des entreprises, qui mêle conférences, networking, ateliers, labs et feux de camp, le tout autour d’une grande thématique : les nouvelles façons de travailler, d’innover et de manager. Cette année, événement a pris place au sein du parc du Thabor à Rennes, pour un retour au naturel. Notre équipe était une nouvelle fois présente et vous livre un aperçu de 3 sujets qui ont fait parler.

 

Le Nudge au service des entreprises

Le Nudge est une théorie issue des sciences du comportement selon laquelle des suggestions indirectes peuvent influencer les motivations et la prise de décision d’un individu ou d’un groupe. Le Nudge serait aussi efficace sinon plus que l’instruction directe ou la législation.

WWFdispenser NudgeUn exemple de Nudge, proposé par WWF

L’objectif du Nudge est bien d’inciter des personnes à faire un choix différent que celui qu’elles ont l’habitude de faire ou qu’elles feraient spontanément, toujours de manière positive et bienveillante et sans aucune contrainte ou sanction.

A noter que le Nudge sert avant tout le bien public et trouve ses premières applications dans les domaines de l’écologie, du civisme, de la santé publique et de la sécurité routière. Barack Obama a été l’un des tous premiers à mettre en place une Nudge Unit et, plus récemment, Emmanuelle Macron s’est doté de sa propre Nudge Unit.

Découvrez quelques campagnes Nudge.

Et le Nudge trouve aussi son application dans le domaine du marketing et a toute sa place dans les stratégies marketing, de communication et de développement des entreprises. Cette façon de penser, de communiquer et de designer certains produits et/ou packaging peut permettre de limiter les coûts de production ou les coûts annexes, d’amener les consommateurs à mieux consommer et recycler les produit ou encore à se tourner vers un produit plutôt qu’un autre.

Découvrez l’étude de cas sur l’utilisation du Nudge par la SNCF pour booster la propreté de ses trains Ouigo

Bien sûr, il est légitime de se demander où s’arrête le Nudge et où commence le Sludge, à savoir le Nudge détourné par le marketing pour un usage purement commercial, qui n’aurait pas de bénéfice pour l’usager, pour sa santé, son bien être ou son environnement. A cela, Antoine Barrailler de l’Agence OOK, apporte une réponse à méditer : si on soumet un consommateur à un Nudge et qu’il est ensuite informé qu’il a été soumis à un Nudge, il est seul juge. S’il est toujours satisfait, c’est un Nudge. S’il est mécontent et se sent manipulé, c’est un Sludge !

Et la question mérite d’être posée à l’ère des lanceurs d’alertes et des consommacteurs. Un sujet certainement porteur pour les entreprises.

Pour en savoir plus sur comment utiliser le Nudge, nous vous invitons à découvrir cette méthodologie en 5 étapes.

Lire aussi : « Nudge » : la théorie du coup de pouce

 

Le design circulaire, nouveau terrain de jeu des entreprises

Depuis les années 90, les entreprises sont nombreuses à penser leurs processus d’innovation autour de l’utilisateur et de l’objectif commun : trouver comment faire en sorte que tout fonctionne parfaitement (c’est le terrain de jeu du design thinking et de l’UX design). Aujourd’hui, certaines entreprises se saisissent désormais d’une nouvelle démarche : le design circulaire.

Cette pratique consiste à penser le business selon 4 fondamentaux :

  • Economique : le projet doit être viable et générer des profits.
  • Technique : il doit être faisable d’un point de vue technique.
  • Utilisateur : il doit correspondre à un besoin de l’utilisateur / résoudre un problème que rencontre l’utilisateur.
  • Nature : il doit avoir un impact nul voire positif sur les écosystèmes naturels et participer au développement de la régénération des espaces naturels.

Le design circulaire, sur ces 4 fondamentaux, intègre tout le cycle de vie du produit/service ; il repense les usages et les processus d’innovation dans une démarche de développement durable. A l’heure où de nombreuses organisations s’interrogent sur leur politique RSE et leur raison d’être, le design circulaire devrait trouver sa place dans les entreprises.

« La Terre a 4,6 milliards d’années d’existence. Si on ramène cela à 46 années, la nature est apparue il y a 38 ans. Les humains, quant à eux, sont apparus il y a … 4h. Et la révolution industrielle a démarré … il y a moins d’une minute. De quoi remettre les choses en perspectives et tenter de limiter notre impact sur l’environnement » a conclu Justine Laurent de l’agence Wiithaa.

 

La RSE, une démarche qui fait écho dans les entreprises

La RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) intéresse de plus en plus d’entreprises. Petites ou grandes, elles sont de plus en plus nombreuses à s’interroger sur l’impact qu’elles sont sur la société, sur leur environnement.

Et toutes peuvent, dès leur création, intégrer ces éléments dans leur façon de penser leur activité. Pour créer et innover en respectant et protégeant l’environnement, en favorisant le progrès social, le tout de façon économiquement viable. C’est ainsi que l’entreprise peut penser son business model dans une démarche de développement durable.

Les plus avancées d’entre elles vont jusqu’à inscrire dans leur statuts leur raison d’être et ancrent ainsi durablement dans leur ADN leur démarche sociétale et environnementale. Un changement propulsé par la loi PACTE, récemment entrée en vigueur.

Elles peuvent aussi s’appuyer sur des labels, parmi lesquels la plus connue : la norme ISO 26000. Cette dernière invite les entreprises à s’engager sur 7 piliers de la RSE :

  • La gouvernance de l’organisation
  • Les droits de l’Homme
  • Les relations et conditions de travail
  • L’environnement
  • La loyauté des pratiques
  • Les questions relatives aux consommateurs
  • Les communautés et le développement local

 

 

7 piliers RSE

Source : Qualitel

Et si la RSE trouve ses racines dans une motivation profonde de la direction et des collaborateurs, elle a de nombreuses conséquences positives en interne (qualité de vie au travail, risques réduits, innovation, économies financières, etc.) et en externe (attractivité et marque employeur renforcées, relations partenariales avec ses fournisseurs, etc.).

De quoi motiver même ceux qui ne connaissaient pas bien le sujet jusqu’ici !

 

A 360, tout est possible !

Mais 360 possibles c’était aussi la marque-employeur, l’attractivité, le bonheur au travail, l’environnement, l’agilité, les territoires, l’alimentation, l’authenticité, le numérique… L’évènement a une nouvelle fois tenu ses promesses et a proposé aux participant.e.s un panel de sujets variés, animés par des intervenant.e.s de grande qualité.

Nous remercions toutes les équipes de 360 Possibles pour ce bel événement, les permanent.e.s, les équipes de BDI et de la Marque Bretagne, tous les T-shirts roses, les intervenant.e.s inspirant.e.s et toutes celles et tous ceux avec qui nous avons eu le plaisir d’échanger durant ces 3 jours.

Retrouvez aussi le best of de ces 3 jours sur TV RENNES.

Publié par Sarah Degrenne

Laisser un commentaire

Retour au site abaka.fr