Comment développer l’économie collaborative au sein de l’entreprise : focus sur Steeple

Le terme « économie collaborative » ne vous dit rien ? Et pourtant, vous l’utilisez tous les jours sans pour autant vous en rendre compte… vous demandez à votre voisine de garder vos enfants lors d’une soirée, vous empruntez une tondeuse à gazon à votre oncle ou encore vous proposez de donner des cours d’anglais à votre nièce… Aujourd’hui, bon nombre d’entrepreneurs se sont engouffrés dans la brèche des services entre particuliers, aussi il est facile d’imaginer que les services B to B vont être à leur tour « uberisés ». Abaka a rencontré Jean-Baptiste De Bel-Air, jeune entrepreneur initiateur du projet Steeple la première plateforme d’échange de services entre membres d’une même communauté.

 

L’économie collaborative : de quoi parle-t-on ?

Appelée également économie de partage, l’économie collaborative englobe plusieurs formes de consommation collaborative comme le co-voiturage (BlaBlaCar par exemple), le troc de vêtements (exemple de Mon Vide Dressing) ou encore le couchsurfing (AirBnb etc.).

Bien d’autres secteurs d’activités se retrouvent concernés par ce système :

– Le mode de vie collaboratif : les espaces de co-working, la co-location de matériel, les jardins partagés etc.

– Le financement collaboratif ou participatif : les plateformes en ligne de crowdfunding (ex Gwenneg pour les projets bretons)

– La production contributive : les tutoriels vidéo, les fablabs, les MOOC, COOC…

Cette notion de partage a toujours existée au sein de notre système sociétal. L’apparition d’Internet et des nouvelles technologies de l’information et de la communication n’a été qu’un accélérateur pour favoriser les échanges et la cohésion entre les personnes. C’est sur ce principe ancestral que s’appuie aujourd’hui l’économie collaborative, souvent insufflée par des startups structurées de façon plus souple et agile, qui peuvent remettre en cause l’organisation « traditionnelle » des entreprises. Ces nouveaux systèmes d’échanges, bien connus des particuliers, ne pourraient-ils pas s’appliquer au monde de l’entreprise ?

 

A quoi sert l’économie collaborative en entreprise ?

Comme nous vous en parlions dans l’article « Les outils des RH pour accompagner la digitalisation des entreprises » de notre newsletter de septembre, beaucoup d’entreprises ont fait le pari de faire évoluer leurs méthodes (organisationnelles, de management…) et leurs pratiques, dans un monde où Internet et le numérique deviennent omniprésents. Leur objectif ? Assouplir leur organisation pour rester compétitives.

Les outils collaboratifs peuvent être utilisés à trois niveaux :

– Les outils collaboratifs peuvent être intra-entreprises, et créer du lien entre des membres de différents services,

– Ils peuvent être inter-entreprises, pour créer du lien entre les différentes entreprises d’un même lieu (ex: zone d’activités), et ainsi favoriser la cohésion d’un écosystème,

– Enfin, ils permettent de créer des synergies entre différents publics qui ne se seraient naturellement pas mis en relation, ce qui crée une richesse dans les échanges et peut être créateur d’opportunités. (ex: étudiants-salariés)

Cette nouvelle forme de relation a un impact sur le monde du travail. De plus, ne mettrait-elle pas en doute l’existence même du contrat de travail pour voir émerger de plus en plus de travailleurs indépendants qui saisiraient ainsi, chaque opportunité pour proposer leurs diverses compétences à ceux qui en exprimeraient le besoin, et non plus à une entreprise unique ?

 

Steeple, première plateforme d’échange de services entre membres d’une même communauté

Qui est Steeple ?

Steeple a été créée en fin d’année 2014 par deux jeunes entrepreneurs : Jean-Baptiste De Bel-Air, diplômé de l’ESC Rennes et Nicolas Maloeuvre, développeur web diplômé de l’INSA Rennes. Leur projet a été sélectionné et porté par le fonds de dotations YAO qui accompagne la jeunesse bretonne dans l’envie d’entreprendre.

Le concept :

Lorsque Jean-Baptiste nous a parlé de Steeple, c’est à partir d’un constat simple que l’idée lui est venue : la notion de confiance. Sur des plateformes d’échanges classiques, qui ne s’est jamais inquiété de l’état de sa boîte à outils louée à un inconnu la veille ?

C’est sur le principe des communautés que Steeple puise sa force. En effet, selon Jean-Baptiste, une communauté déjà existante se fait confiance naturellement : il n’y a donc aucun freins liés à la confiance ni à la géographie.

Le principe :

Steeple permet de se rendre service en échange de dédommagements minimes. Dans chaque communauté créée, on trouve des objets à louer (service à raclette, tondeuse, vélo…) et des services (cours d’anglais, baby-sitting…). Aujourd’hui, des écoles comme l’ESC Rennes mais également des entreprises comme Total SA détiennent leur plateforme d’échanges de biens et de services. Le tout est bien sûr sécurisé avec une identification par e-mail.

En plus de son service d’échanges, Steeple se positionne comme le complément d’un réseau social avec la possibilité de lancer une discussion et d’interagir avec les membres présents.

Le but :

La plateforme d’échange de services entre membres d’une même communauté a pour objectif de favoriser la cohésion dans un écosystème donné et créer des liens entre les membres. Ou plus simplement, comme nous l’a évoqué Jean-Baptiste « mettre en relation le salarié, de la communauté de KerLann pour exemple, qui cherche ce qu’a l’employé de l’entreprise voisine ».

En savoir plus : jbdebelair@steeple.fr |@Steeple_fr 

Publié par Sarah Degrenne

Laisser un commentaire

Retour au site abaka.fr