Autorisation de prise de référence : quels sont mes droits en tant qu’employeur ?

Lorsqu’une entreprise décide de développer son effectif et d’entamer un recrutement, elle s’oriente vers une démarche stratégique. En effet, les conséquences d’un recrutement «raté» peuvent être lourdes sur le plan financier et humain. Compte tenu du contexte économique actuel, il est important de ne pas se tromper et de sécuriser ses recrutements. Pour cela, la prise de références s’avère être un outil utile voire indispensable. Cependant, l’autorisation de la prise de référence est encadrée et doit respecter la législation en vigueur.

 

Que dit la loi ?

Voici ce que nous dit le code du travail sur la prise de référence : selon l’art L. 1221-8-et L.1221-9 du code du travail, « tout employeur souhaitant s’enquérir des références d’un candidat doit préalablement lui demander l’autorisation.» Il est donc interdit aux recruteurs (qu’ils soient une entreprise ou un cabinet) d’entamer une prise de références sans avoir l’accord du candidat au préalable, même si celui-ci les a mentionnées sur son CV.

Ensuite, cette pratique doit se faire dans la discrétion et la confidentialité la plus totale. En effet un candidat ne souhaite pas forcément que son employeur actuel sache qu’il est engagé dans un processus de recrutement, surtout s’il s’agit d’un concurrent. Enfin, sachez que la prise de références est une pratique légale, comme stipulé par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) dans son GUIDE POUR LES EMPLOYEURS ET LES SALARIÉS « Le recueil de références auprès de l’environnement professionnel du candidat (supérieurs hiérarchiques, collègues, maîtres de stages, clients, fournisseurs…) est permis dès lors que le candidat en a été préalablement informé. »

 

Comment faire une prise de référence ?

Lors d’un processus d’embauche, il se peut que le recruteur soit amené à engager un échange avec plusieurs anciens employeurs du candidat, afin de conforter son impression sur celui-ci. Cette démarche, souvent effectuée par téléphone, se fait par le recruteur auprès de l’ancien employeur qui explique les circonstances de sa rencontre avec son ancien salarié.

L’échange très structuré et synthétique peut porter sur l’ensemble des compétences (savoir-faire, savoir-être). Les questions ouvertes sont privilégiées pour ne pas orienter les réponses de l’ancien employeur : autant de questions que de réponses, qui conforteront ou non le recruteur dans sa décision. Il arrive parfois que la prise de références révèle des éléments qui illustrent des impressions subjectives difficiles à formaliser. La prise de référence contribue à objectiver certaines prises de position.

 

Exemple d’une prise de référence au sein d’un cabinet RH

Conformément à la charte du Syntec, les experts en recrutement d’Abaka demandent aux candidats en short-list de transmettre les coordonnées de leurs anciens employeurs, qu’ils appelleront par la suite. Aucune démarche de contact en dehors de ces interlocuteurs (donnés par le candidat) n’est entamée. « Nous nous présentons, et nous échangeons sur le parcours du candidat dans son ancienne entreprise […] Ce n’est pas une histoire de dénicher les « défauts » du candidat, mais plutôt de comprendre sa personnalité et ses motivations. » affirme Jérôme, consultant en recrutement. « Je pose toujours cette question lors de mes prises de références : « Que recommanderiez-vous au futur employeur de Monsieur X ? » cela permet d’engager une réelle conversation avec son interlocuteur et en savoir un peu plus sur notre candidat. ».

D’un côté, la prise de références sécurise un recrutement pour les cabinets et d’un autre, rassure les entreprises qui font appel aux services RH externalisés « Nous faisons systématiquement des prises de références auprès d’anciens employeurs lors de nos processus de recrutement » explique Jérôme, « […] nous réalisons plusieurs prises de références pour un candidat. Il est impératif qu’elle ne se fasse pas auprès d’un seul interlocuteur pour éviter tout règlement de compte ou défiance personnelle. »

 

Directeurs ou responsables des ressources humaines, managers opérationnels, ne soyez donc pas surpris de recevoir un appel d’un cabinet de recrutement souhaitant effectuer ses prises de références sur un ancien salarié. Cela fait partie d’un processus de recrutement qualitatif et complet.

 

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Publié par Sarah Degrenne

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